Une opportunité rare

Le groupe de La Petite Famille a pris part au Festival Off d'Avignon 2012, du 7 au 28 juillet,  avec sa comédie musicale emblématique Demain l'Aurore.

 

Choisi (sur son identité avant tout) et programmé par l'équipe du Théâtre Monte-Charge, il a donc pu porter sur scène ce spectacle longtemps mûri tout autant que son vécu commun, son histoire, dans le cadre prestigieux de cet événement artistique majeur.


 

Une expérience grandeur nature

L’expérience a bien sûr été très riche, à plusieurs niveaux.

 

Ce fut d’abord une perspective qui a demandé une préparation particulière, sur six mois au cours desquels chacun est allé encore plus loin dans le travail scénique.

 

Sur place, ensuite, nous avons goûté aux joies, et aux difficultés, d’une représentation quotidienne donnée pendant plus de trois semaines. Si ce fut bien sûr très stimulant, ce fut aussi la découverte d’un rythme particulièrement soutenu, rendu plus intense encore par la nécessité de promouvoir chaque jour le spectacle, et d’une manière générale d’œuvrer à toute la gestion de la production.
 

En un mot comme en cent, ce fut une véritable immersion dans le monde professionnel de la scène, monde où nous n’étions entrés jusque-là que par bribes.

Le bilan

Il fut évidemment multiple.
 

Sur le plan de la fréquentation, et pour l’ensemble du festival, nous avons établi une moyenne de 25 spectateurs par jour, ce qui est tout à fait honorable en la circonstance (1200 spectacles quotidiens), et cela en dépit des divers avatars auxquels nous avons dû faire face.
Au-delà des chiffres, les retours du public que nous avons eus ont souvent été bons et encourageants.

 

Stress, tensions répétées, ambiance "agressive" de ce festival si particulier : les corps ont souffert, les esprits aussi. Ajoutons à ça un travail de médiatisation en amont qui n'avait pas été bien fait, et un éloignement géographique de notre logement qui nous a conduits à de multiples déplacements quotidiens. Autant de paramètres à méditer, et de leçons à tirer pour l’avenir.

 

Quoi qu’il en soit, cette expérience aura donné un grand coup d’accélérateur aux apprentissages de chacun : sur soi, sur l’autre, sur ce monde, sur ce métier ; sur le chemin restant à parcourir… Sur la valeur de notre histoire, sans doute, aussi. Sur ce qu’elle nous a permis de vivre. Et l’envie d’aller plus loin, encore, ensemble.